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H Radar

Les épidémies de rage diminuent en Europe et en Turquie, mais la menace persiste.

mai 25, 2026

Une étude a analysé l’évolution de la rage dans l’Union européenne et en Turquie entre 2013 et 2023, révélant une réduction globale de 68 % des foyers épidémiques (de 1 022 à 325). Au total, 4 865 foyers ont été signalés dans 16 pays. La Turquie représente 68 % de ces foyers, suivie de la Roumanie et de la Pologne. La transmission est liée aux chiens domestiques, aux bovins et aux renards. La pandémie de COVID-19 pourrait avoir entraîné une augmentation temporaire du nombre de cas en raison de la perturbation des programmes de vaccination et de surveillance. L’étude souligne la nécessité de maintenir la vaccination animale, de renforcer la coopération transfrontalière et d’améliorer la surveillance dans le cadre d’une approche « Une seule santé ».

Rage en Europe et en Turquie : moins de foyers, mais la menace persiste.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Life analyse l’évolution épidémiologique de la rage dans l’Union européenne et en Turquie entre 2013 et 2023, montrant une réduction globale significative des foyers épidémiques, malgré la persistance de zones à risque en Europe de l’Est et dans les régions frontalières. Au cours de la période étudiée, 4 865 foyers épidémiques ont été recensés dans 16 pays, soit une diminution d’environ 68 %, passant de 1 022 foyers en 2013 à 325 en 2023. Cependant, les auteurs soulignent que cette évolution n’est pas linéaire et que des zones endémiques actives persistent. La Turquie supporte le fardeau épidémiologique le plus lourd, représentant plus de 68 % de tous les foyers enregistrés au cours de la décennie analysée, suivie de la Roumanie et de la Pologne. L’étude met en évidence une nette concentration géographique en Europe de l’Est et du Sud-Est. Les cartes épidémiologiques présentées dans l’étude montrent que, malgré la réduction drastique du nombre de cas dans de nombreux pays européens grâce aux campagnes de vaccination orale de la faune sauvage et à la vaccination systématique des animaux domestiques, des foyers régionaux persistent où le virus continue de circuler. Chiens, bétail et faune sauvage : vecteurs clés de la transmission. L’étude souligne que : les chiens domestiques demeurent l’un des principaux réservoirs épidémiologiques ; les bovins représentent une part importante des cas en Turquie ; les renards continuent de jouer un rôle crucial en tant que réservoir de faune sauvage et vecteur épidémiologique. Les auteurs soulignent l’importance des interactions entre la faune sauvage et les animaux domestiques dans le maintien du cycle de transmission. Impact de la pandémie de COVID-19 : L’un des aspects les plus intéressants de l’analyse réside dans le lien potentiel entre l’augmentation temporaire des cas après 2020 et les perturbations causées par la pandémie : interruption partielle des programmes de vaccination, difficultés de surveillance vétérinaire, augmentation des populations de chiens errants et réduction des activités de contrôle sanitaire. Une approche « Une seule santé » demeure essentielle : L’étude conclut que la rage reste un problème majeur de santé publique et vétérinaire, en particulier dans les zones de transmission soutenue chez la faune sauvage. Les auteurs insistent sur l’importance de maintenir la vaccination animale, de renforcer la coopération transfrontalière, d’améliorer la surveillance et d’adopter des stratégies intégrées « Une seule santé ».

Sources : Étude originale publiée dans Life (2026) : Analyse épidémiologique des épidémies de rage dans l’Union européenne et en Turquie (2013-2023).

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